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Intelligences artificielle et émotionnelle

December 6, 2017

 

Faut-il avoir peur de l'intelligence artificielle ? A vrai dire, la question ne se pose même plus, tant est-il que la révolution transhumaniste est largement engagée et irréversible.

 

Il reste bien évidemment beaucoup de points d'interrogation quant à la tournure qu'elle prendra. Allons-nous nous orienter vers une sorte d'"hyperhumanisme", terme que Luc Ferry attribue dans La révolution transhumaniste (Plon, 2016) à Joël de Rosnay, et dont les caractéristiques sont celles d'une humanité certes augmentée, mais "qu'il ne s'agit en aucun cas de détruire ou de dépasser qualitativement, mais plutôt à enrichir, à améliorer, c'est-à-dire, au fond, à rendre plus humaine" ; ou bien choisirons-nous le chemin du "posthumanisme cybernétique" et de la "singularité" (ref. Singularity University de Google), qui, comme l'écrit encore Luc Ferry, "renvoient à l'idée qu'à partir d'un certain point de l'évolution de la robotique et de l'intelligence artificielle les humains seront totalement dépassés et remplacés par des machines autonomes" ?

 

Le temps nous le dira. En attendant, nous avons deux simples possibilités : continuer à fonctionner comme nous l'avons fait jusqu'à présent, c'est-à-dire en devenant de plus en plus techniquement habiles et hyper-connectés, sans pour autant douter un instant de notre suprématie vis-à-vis des machines ; ou bien, accepter avec humilité que dans un avenir de plus en plus proche, toute activité liée de près ou de loin au traitement de données sera mieux accomplie par des machines que par les humains et, dans ce cas, nous focaliser sur les aptitudes humaines différenciantes qui pour l'instant ont vocation à rester de notre apanage.

 

Sachant que nombre de métiers des domaines juridique, médical et éducatif vont disparaître dans les années à venir, que nous reste-t-il ? D'une part, il convient de relativiser la portée de ce bouleversement en postulant que de nouveaux métiers inimaginables dans l'immédiat verront probablement le jour, permettant ainsi de remplacer en partie les pertes d'emploi massives à prévoir ; de l'autre, il existe en effet des habiletés humaines dont la nature à la fois complexe et imparfaite rendent difficile l'assimilation par les algorithmes : l'empathie, le charisme, l'écoute active, ou encore la communication non-verbale sont autant de qualités qui ne peuvent être reproduites par des machines. Elles relèvent largement de ce que nous appelons l'intelligence émotionnelle, une forme d'intelligence dont les mécanismes se distinguent radicalement de ceux que l'on attribue à l'intelligence artificielle.

 

Enter en relation, développer des rapports de confiance et de proximité, accompagner en donnant du sens, voilà des compétences véritablement différenciantes, dont nous voyons déjà à quel point elles sont demandées par les recruteurs d'aujourd'hui. Il convient par conséquent de mettre toutes les chances de son côté et de faire le nécessaire pour développer l'intelligence émotionnelle, grâce à des méthodes valides et fiables qui permettent de mesurer le progrès réalisé. Il existe pour cela des outils développés par des chercheurs spécialisés dans le domaine de l'intelligence émotionnelle et dont les travaux sont largement reconnus par la communauté scientifique. 

 

Bien qu'il existe de nombreux tests qui prétendent mesurer le fameux QE (Quotient émotionnel), la plupart d'entre eux ont une forte corrélation avec des questionnaires de personnalité, ce qui les invalide si l'objectif est d'établir le niveau d'intelligence émotionnelle. D'autres sont plus sérieux bien qu'incomplets, car ils mettent l'accent sur l'aspect purement cognitif de l'intelligence émotionnelle. Or, celle-ci est bien plus que cela et transcende à bien des égards le QI (Quotient intellectuel) : l'intelligence émotionnelle comporte également un volet "expérientiel", notamment lorsqu'il s'agit de reconnaître les émotions des autres (les expressions faciales et le non-verbal, par exemple). Cet aspect de l'IE peut être très développé chez les enfants jeunes dont les capacités cognitives sont encore immatures, ou à l'inverse défaillant chez certains adultes ayant par ailleurs une intelligence cognitive élevée. 

 

Par conséquent, toute personne souhaitant faire un travail de développement sérieux et exhaustif de son intelligence émotionnelle, ferait bien de choisir pour cela un outil performant et complet. Il n'existe à ma connaissance qu'un seul test qui remplisse ces conditions à ce jour, le Mayer Salovey Caruso Emotional Intelligence Test (MSCEIT™), développé par les pionniers de l'intelligence émotionnelle à partir des années 1970 à l'université de Yale. D'autres tests plus récemment introduits sur le marché français se sont inspirés de "l'original", en laissant néanmoins de côté des aspects essentiels sans lesquels la fiabilité des résultats est inévitablement compromise. 

 

Voici pour conclure une petite vidéo en anglais qui à mon sens illustre bien les propos de cet article : 

 

Droit d'auteur photo: <a href='https://fr.123rf.com/profile_sangoiri'>sangoiri / 123RF Banque d'images</a>

 

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