Culture et personnalité
Notre identité
Quand et comment se forme la personnalité ? Est-elle surtout acquise ou innée ? Il y a suffisamment de preuves qui démontrent comment un bébé vit les émotions de sa mère au niveau physiologique, et comment la manière de cette dernière d’interagir avec l’environnement se répercute directement sur son enfant – pour le meilleur et pour le pire. Mais cela ne répond toujours pas à la question concernant les traits de personnalité acquis et innés.
D’après une étude longitudinale menée à l’université du Minnesota entre 1979 et 1986, “la constitution génétique d’un enfant a une influence plus importante sur la personnalité d’un enfant que l’éducation. Ces résultats font voler en éclats une croyance répandue parmi les experts et les profanes, selon laquelle l’influence de la famille serait déterminante”. Dans un article du New York Times paru le 2 décembre 1986, le psychologue Daniel Goleman explique comment “les conclusions du Minnesota contredisent fortement l’opinion communément admise sur l’inné et l’acquis dans la formation de la personnalité de l’adulte. Pratiquement toutes les théories depuis Freud ont donné davantage d’importance à l’environnement, ou l’acquis, qu’aux gènes, ou l’inné. Même si ces constatations pointent vers la forte influence de l’hérédité, la famille forme néanmoins la suggestion de personnalité générale que fournit l’hérédité ; par exemple, une famille tendra peut-être à rendre un enfant timide de nature encore plus timide, ou moins. Mais la déduction de cette étude est que la famille ne réussirait probablement pas à rendre l’enfant vaillant”.
Goleman écrit par ailleurs : “Pour les parents, l’étude souligne l’importance de traiter chaque enfant en accord avec son tempérament inné”. Citant le Dr. David Lykken, l’un des psychologues du projet, Goleman explique que “le message pour les parents n’est pas que cela n’a pas d’importance comment ils traitent leurs enfants, mais que c’est une erreur de les traiter tous de la même façon. Pour guider et former un enfant, il est nécessaire de respecter son individualité, de s’y adapter et de cultiver les qualités qui l’aideront dans la vie”.
Même si nous soutenons globalement les résultats de cette étude, nous ne cherchons pas à minimiser de quelque manière que ce soit l’importance de l’environnement. Bien au contraire, nous pensons que si nous voulons comprendre entièrement un individu, il est indispensable de faire l’effort d’apprendre à connaître ses origines culturelles et familiales, les valeurs avec lesquelles il a été élevé, ainsi que celles qu’il a acquises une fois adulte. De la même manière, l’environnement professionnel pendant ses premières années de carrière peut former la culture de travail d’une personne pour le reste de sa vie, et il est certainement utile de connaître le chemin qu’elle a parcouru.
Le séminaire de formation
Notre formation couvre tous ces aspects dans le détail et permet aux participants d’explorer leur propres identités sous un autre angle. Nous apportons le cadre pour une analyse profonde qui leur permettra non seulement de prendre conscience d’aspects spécifiques de leurs personnalités, mais également de devenir plus tolérants par rapport aux différences qu’ils rencontreront chez d’autres personnes. Pendant le séminaire nous naviguerons de thèmes généraux vers des sujets plus spécifiques, de nos composantes génétiques vers nos valeurs individuelles, nos nationalités et nos langages. Nous différencierons entre personnalité primaire – le tempérament, et personnalité secondaire – le caractère, et nous expliquerons comment tous deux sont formés pendant la petite enfance et après, et l’impact qu’elles ont sur notre manière d’interagir avec l’environnement.
